| Edito - Paris Hip-Hop 2008 |
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BILAN PARIS HIP HOP 2008 Musique : Paris Hip Hop a permis à tous les types d’artistes, amateurs comme confirmés, de se produire dans de nombreux lieux de la capitale. Sur les différentes scènes de la Quinzaine se sont côtoyés des artistes venus du monde entier -puisqu’en cette année de dialogue interculturel, Paris Hip Hop avait à cœur de fêter la diversité du cette culture. Quelques exemples : · Au Zénith de Paris, un concert international, où l’Europe et la Colombie se sont partagés la scène, voyant Oxmo Puccino succéder à Tres Coronas, le belge Baloji répondre à la Suède de Looptroop, avant la prestation attendue de Kery James, de sa Mafia K’1Fry et de l’incontournable Sefyu ; pour se clôturer par le show de l’anglais Roots Manuva. · A l’Elysée Montmartre, le plateau-radio annuel du rap français, « Parlez-Vous Français Live », mettait à l’honneur les artistes les plus actifs du moment. · Au Point Ephémère, des concerts plus spécialisés ont fait salle comble, relevant le défi d’une programmation risquée. · Au Square Sorbier, des prestations amateurs des jeunes du XXème arrondissement devant un public surchauffé. ·
Enfin, lors des événements réunissant
différentes disciplines du hip-hop, nous avons vu se produire des artistes
comme Vicelow ou Kohndo, aux Jardins d’Eole
ou à la Maison des Métallos. Des artistes majeurs (Oxmo Puccino, Kery James, Roots Manuva), des retours (Rocca, Scred Connexion), des valeurs montantes (TLF, Seth Gueko), des rappeurs intimistes et engagés (Enz, Daz Ini, Taïro, A-L), des jeunes débutants (du 20ème arrondissement) ont ainsi eu l’occasion de prouver la vitalité de la musique hip-hop. Danse : La danse hip-hop a été à l’honneur lors d’événements majeurs spécialisés (Just 4 Ladies et Coupe du Monde Humanitaria) ou pendant les différentes manifestations gratuites (Block Party, Festival de la Maison du Hip Hop). La diversité des formes, des techniques, des styles a pu librement s’exprimer dans des spectacles chorégraphiques, des battles, des cercles participatifs… Cette édition a tenu à rendre hommage à la Old School française, notamment en réunissant les pionniers du breakdance d’Ile-de-France, les Paris City Breakeurs ou les Aktuel Force, lors de la Block Party du dimanche 29 juin. Graff et arts plastiques : 3 événements ont permis aux graffeurs de prendre part à la fête : la Soirée de Lancement, la Block Party, et le Festival de la Maison du Hip Hop. Les murs peints des Jardins d’Eole, réalisés par 15 graffeurs parmi les meilleurs français, apparaissent comme une expérience inédite à Paris et témoignent de l’exigence de qualité artistique recherchée par la Quinzaine, associant graffiti classique (lettrage, visages…), délires visuels et figures cubistes voire abstraites. Au-delà du graff, les arts plastiques ont eu droit de cité avec des expériences de sérigraphie, notamment lors de la Soirée de Lancement et du DJ Day. DJing Sur la plupart des événements, des DJ internationaux et français de renommé mondiale, ont animé les soirées de la Quinzaine ou accompagner des danseurs et rappeurs. Le DJ Day a accueilli la Coupe de France DMC et les Champions de France et du Monde DMC 2007 (DJ Fly et DJ Rafik), attirant une nouvelle fois de nombreux amateurs qui ont pu assister aux shows d’excellence des plus grands représentants actuels de la discipline. Des ateliers, des démonstrations, des performances… Cinéma Trois jours durant, la salle Boris Vian de la Grande Halle de la Villette a été investie par Paris Hip-Hop Cinéma. On a pu assister
à la diffusion de longs métrages, de courts métrages, de documentaires… Un
volet de la Quinzaine qui témoigne des prolongements
évidents de la culture hip-hop, de son esthétique et de sa vision du monde dans
différents domaines artistiques. Des débats sur la création, ont ponctué ces séances, montrant qu’aujourd’hui encore le Hip Hop reste engagé et réfléchi. Paris Hip Hop 2008 en quelques chiffres
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